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4.2 Établir les besoins et les services requis
4.3 Élaborer un concept d’exploitation
4.4 Définir les exigences fonctionnelles
Cette section décrit la deuxième étape du processus d’élaboration d’une architecture régionale des STI, la collecte des données.
À cette étape, les composants STI existants et prévus dans la région sont inventoriés, les rôles et les responsabilités de chaque intervenant dans l’élaboration, le fonctionnement et l’entretien de ces STI sont définis, les services de STI qui devraient être fournis dans la région sont établis, et la contribution (au niveau de la fonctionnalité) que chaque système apportera pour fournir ces services de STI est documentée.
Dans la présente section, les quatre tâches de l’étape « Collecte des données » sont décrites en détail. Chaque description de tâche commence par un résumé d’une page qui est suivi de renseignements additionnels sur le processus, de ressources et d’outils pertinents, d’une description générale des extrants connexes et d’exemples d’extrants, le cas échéant. Chaque description de tâche inclut également des conseils et des mises en garde qui témoignent des leçons apprises lors de l’élaboration de nombreuses architectures régionales des STI au cours des dernières années au Canada.
Ces tâches peuvent être exécutées en parallèle
Chaque intervenant (organisme, compagnie ou groupe) possède, exploite ou entretient des STI dans la région. À cette étape, un inventaire complet des composants STI est dressé à partir des inventaires existants et des commentaires des intervenants.
Le processus visant à créer un inventaire des composants STI commence par la collecte des renseignements existants. Une telle collecte fournit souvent un excellent point de départ pour une définition de l’inventaire. En plus des plans, des études et des documents relatifs aux projets de STI déjà disponibles, les architectures régionales des STI, adjacentes ou qui se chevauchent, constituent une bonne source d’information sur l’inventaire. Une partie de l’inventaire des composants de ces architectures est souvent pertinente, fait gagner du temps et améliore la cohérence entre les architectures adjacentes ou qui se chevauchent. Il est préférable de dresser un inventaire partiel fondé sur ces ressources avant de mobiliser un grand nombre d’intervenants afin de tirer avantage le plus possible du temps dont ils disposent.
Il est utile d’établir une règle d’affectation des noms avant de dresser l’inventaire. Par exemple, les noms utilisés dans l’inventaire devraient commencer par un préfixe standard, puisque l’inventaire sera souvent affiché et géré comme une liste alphabétique de noms. Les préfixes peuvent renvoyer de manière concise et cohérente aux intervenants (par ex., la société de transport en commun XYZ), aux endroits (par ex., la ville ABC) ou à tout préfixe standard qui regroupera des composants STI similaires, lorsque l’inventaire est trié par nom. Si vous établissez et utilisez une règle d’affectation des noms dès le début, votre inventaire sera plus facile à lire et à gérer. Aussi, vous aurez moins à renommer et à réorganiser l’inventaire plus tard, une fois qu’il aura été dressé.
Quand vous dresserez votre inventaire, mettez d’abord l’accent sur les « centres », car ils sont généralement concernés par la plupart des interfaces interorganisationnelles, privées ou publiques, qui requièrent le plus d’attention. Intéressez-vous ensuite aux composants STI pour lesquels il existe certaines possibilités d’intégration, comme les véhicules et les voyageurs. Tenez compte ensuite des autres composants STI dans votre région. Les aéroports, les systèmes de gestion du patrimoine et les centres d’événements spéciaux sont des exemples de composants STI qui fournissent des possibilités d’intégration et qui devraient être incluses dans l’inventaire. Finalement, tenez compte des centres dans les régions adjacentes, comme les centres de gestion du trafic dans la province voisine. L’objectif est de déterminer les composants STI dans la région qui permettront de prendre en considération plus tard les possibilités d’intégration. À moins que votre région ait des besoins uniques, n’incluez pas des composants STI dans l’inventaire pour les gens (par ex., les employées des centres de régulation de la circulation) ou les terminateurs environnementaux. L’accent doit être mis sur les systèmes qui peuvent être intégrés. Les systèmes qui n’offrent pas de possibilités d’intégration (par ex., un feu de circulation isolé dans une localité éloignée) ne doivent pas être inclus dans l’inventaire.
En travaillant étroitement avec les intervenants à mesure que l’inventaire augmente et se précise, vous en améliorerez la qualité et vous sensibiliserez davantage les intervenants à l’égard des systèmes de transport existants et prévus dans votre région. De nombreux mécanismes peuvent être utilisés pour obtenir les commentaires des intervenants, tels que des ateliers, de petites réunions, des sondages téléphoniques, des courriels et des interactions sur le Web. Prévoyez utiliser un ou plusieurs de ces mécanismes afin de vérifier et d’améliorer votre inventaire à l’aide des commentaires émis par les intervenants. Il pourrait être utile de mobiliser, au début, des intervenants clés, puis de procéder à un examen plus approfondi, une fois votre inventaire achevé.
L’inventaire devrait couvrir la zone géographique, le calendrier et l’étendue des services dans la région. L’inventaire, qui représente des systèmes existants et des systèmes qui pourraient être mis en place au cours des dix ou vingt prochaines années, peut être élaboré d’une seule traite ou en plusieurs occasions. Par exemple, vous pourriez commencer par dresser l’inventaire des composants STI existants, puis ajouter les composants STI prévus et des composants STI qui pourraient être mis en place vers la fin du calendrier établi.
L’inventaire des composants STI dans votre région devrait être examiné pour déterminer les éléments essentiels, c’est-à-dire les systèmes qui, s’ils sont perdus, peuvent compromettre la capacité du système de transport régional de fournir une fonction primaire ou qui peuvent menacer la sécurité publique. Toute analyse régionale existante des éléments essentiels peut être utilisée comme point de départ. Durant les étapes subséquentes, l’architecture régionale des STI sera organisée pour protéger ces éléments essentiels et les services de sécurité. Des mécanismes de sécurité seront définis pour isoler ces éléments essentiels de ceux qui ne le sont pas. L’analyse de la sécurité associée à l’architecture des STI peut fournir un intrant à l’établissement des éléments essentiels à la sécurité dans l’inventaire des STI.
Les sous-systèmes et les terminateurs de l’architecture des STI pour le Canada peuvent servir à organiser les composants STI dans votre inventaire. Par exemple, les centres de régulation de la circulation (CRC) et les centres de communication de la sécurité publique pourraient être associés au sous-système de la gestion de la circulation et au sous-système de la gestion des urgences, respectivement. Cette association ou la correspondance avec l’architecture des STI pour le Canada établit une connexion importante entre l’architecture régionale des STI et l’architecture des STI pour le Canada. Les sous-systèmes et les terminateurs peuvent aussi servir de liste de vérification qui pourrait être utilisée pour déterminer les lacunes dans l’inventaire.
Le logiciel Turbo Architecture a été conçu pour soutenir l’élaboration d’inventaires des composants STI. Il fournit des questions d’entrevue et des formulaires que vous pouvez utiliser pour élaborer rapidement un inventaire des composants STI dans votre région.
L’inventaire d’une architecture régionale des STI est une liste de tous les composants STI existants et prévus dans une région et des composants qui fournissent ou permettent d’obtenir des renseignements à partir des composants STI. L’accent doit être mis sur les composants qui soutiennent ou pourraient soutenir des interfaces qui traversent les limites territoriales des intervenants (par ex., des interfaces publiques, privées ou interorganisationnelles).
Il existe une grande latitude dans les types de composants STI qui pourraient être inclus et le niveau de granularité qui devrait être précisé dans l’inventaire. Bien que les inventaires varient en fonction des bases uniques des régions, des pratiques exemplaires peuvent vous aider à préparer votre inventaire.
En général, l’inventaire doit être géré de manière à ce qu’il soit le plus petit possible tout en soutenant le but qui consiste à établir toutes les possibilités d’intégration dans la région. Par exemple, au lieu de déterminer les composants propres à chaque type de dispositif sur le terrain (par ex., les composants distincts des panneaux à messages variables, des caméras, etc.), déterminez un seul composant STI qui inclut tous les dispositifs sur le terrain, comme le montre la Figure 5.
Bien sûr, les composants STI ne peuvent pas être groupés dans des catégories générales sans discernement. De nombreux composants STI peuvent être groupés en toute sécurité dans une seule catégorie de l’inventaire, s’ils partagent les mêmes types d’information et s’ils sont déployés pour une même fonction au fil des ans. (Par exemple, les panneaux à messages sur les autoroutes et les panneaux à messages dans les abribus devraient probablement être considérés comme des composants STI distincts en raison des exigences très différentes qui leur sont associées.) Le groupement fonctionne à la Figure 5 parce que tous les dispositifs sur le terrain de Heartland font interface exclusivement avec le Centre de régulation de la circulation (CRC) de Heartland et peut, par exemple, faire partie d’un projet de déploiement d’un système unique de gestion autoroutière. Si certains composants des dispositifs sur le terrain appartenaient à un autre organisme et étaient gérés par celui-ci, il serait peut-être préférable d’établir un composant STI distinct pour ce groupe de dispositifs.
Un autre aspect dont il faut tenir compte est le fait que, quand des composants STI sont groupés dans l’inventaire général, les interfaces potentielles entre ces composants sont perdues. (Par exemple, toute interface potentielle entre les différents types de dispositifs sur le terrain de Heartland est perdue avec le groupement illustré à la Figure 5.) Ce groupement est acceptable parce que l’interface entre les dispositifs sur le terrain n’est probablement pas une interface régionale importante. La dernière question a rapport avec l’incidence que le groupement aura sur l’établissement des normes STI plus tard dans le processus. En raison du groupement, les normes STI qui soutiennent les panneaux à messages dynamiques, le contrôle des systèmes de télévision à circuit fermé (CCTV) et le contrôle des panneaux seront toutes associées à l’interface du composant combiné de l’équipement. Cela signifie que l’information sur les normes STI relative au composant doit être interprétée et utilisée avec soin pour s’assurer que les normes relatives aux dispositifs seront établies et utilisées de manière appropriée plus tard dans le processus. Dans la mesure où il est fait en tenant compte de ces questions, le groupement des composants STI, comme l’expérience récente l’indique, fera gagner du temps lors de l’élaboration de l’architecture régionale des STI, et ses effets sur la qualité et l’utilité de l’architecture seront minimes ou inexistants.
Le niveau de granularité dans l’inventaire peut varier à l’intérieur d’une même architecture régionale des STI. Par exemple, les plus grands systèmes dans une région métropolitaine importante peuvent être établis explicitement (par ex., le Centre de régulation de la circulation du système COMPASS dans le complexe Downsview du ministère des Transports de l’Ontario). L’approche consistant à incorporer de plus petits systèmes dans un composant de l’inventaire général laisse entendre que ces systèmes devraient s’intégrer à d’autres composants régionaux de manière cohérente. Une liste détaillée des organismes et des systèmes représentés par le composant STI général peut être incluse dans la définition du composant.
Un inventaire pourrait inclure quelques composants STI à l’extérieur de la portée définie de la région. Par exemple, l’inventaire d’une architecture provinciale des STI peut inclure un ou des composants STI représentant des centres de régulation de la circulation dans une ou des provinces adjacentes, où il existe des interfaces avec ces centres. Ces interfaces interrégionales devraient être coordonnées à travers les architectures régionales des STI afin d’éviter un chevauchement des définitions d’une même interface ou des conflits entre diverses interfaces. Les noms des composants STI dans deux architectures régionales des STI ou plus doivent être identiques quand ils représentent le même système. De même, les noms des interfaces définies dans deux architectures régionales des STI ou plus doivent être identiques quand elles décrivent le même échange d’information dans les limites de ces architectures.
Chaque composant STI dans un inventaire inclut normalement un nom, l’intervenant ou les intervenants associés, une brève description, un état général, ainsi que les sous-systèmes ou les terminateurs provenant de l’architecture des STI pour le Canada. Cette information de base peut être accompagnée de renseignements sur des emplacaments particuliers, des personnes-ressources, d’autres références et, au besoin, sur la mise en oeuvre. La région devrait déterminer l’information requise pour chaque composant de l’inventaire à partir de ses besoins et des ressources disponibles.
Les champs normalement inclus dans chaque composant d’inventaire sont décrits dans les paragraphes qui suivent.
Nom du composant : Chaque composant devrait être sélectionné en fonction de certains critères. Plus important encore, le nom sélectionné devrait pouvoir être reconnu facilement par les intervenants. De préférence, le nom d’un composant devrait être un nom usuel ou, du moins, être libellé dans des termes bien connus des intervenants.
Bien qu’elles puissent ne pas sembler importantes au début, les règles d’affectation des noms sont très utiles, particulièrement dans les grands inventaires. Comme il a été mentionné plus tôt, les préfixes standard (par ex., la ville ABC) permettent que les composants connexes soient triés quand l’inventaire est alphabétisé. Le nom du composant suit immédiatement le préfixe. Il est préférable d’utiliser les mêmes noms pour désigner les mêmes types de composants ou d’équipement. Par exemple, évitez d’utiliser « actif routier », « dispositif sur le terrain » ou « système routier » pour désigner trois composants différents de l’inventaire qui couvrent le même équipement sur le terrain de trois organismes différents de gestion de la circulation. Choisissez un nom (« dispositif sur le terrain ») qui convient aux intervenants, puis utilisez-le de manière constante autant que possible (par ex., « dispositif sur le terrain de la ville ABC », « dispositif sur le terrain XMOT »). Des noms constants rendent l’architecture régionale des STI plus facile à comprendre, à utiliser et à entretenir.
Le fait d’inclure le préfixe de l’intervenant et le nom du système dans chaque nom de composant STI peut l’allonger beaucoup. Des abréviations et des acronymes seront utiles afin d’avoir, autant que possible, des noms de composants courts qui pourront entrer dans les diagrammes et les tableaux qui seront utilisés pour publier l’inventaire. Cependant, on doit s’assurer que toutes les abréviations et tous les acronymes sont compris par les intervenants.
Intervenants associés : Bien qu’ils puissent participer au consensus sur toute partie de l’architecture régionale des STI, les intervenants s’intéressent souvent davantage aux composants de l’inventaire qu’ils possèdent, exploitent ou entretiennent. Il est utile de documenter l’association entre les intervenants et les composants STI, puisque cela permet aux intervenants d’établir rapidement leurs propres composants. Une telle association aide les intervenants à utiliser leur temps le plus efficacement possible. Si des intervenants n’ont pas le temps d’examiner toute l’architecture régionale des STI, ils peuvent examiner les sections qui concernent l’organisme, la compagnie ou le groupe d’intérêt auquel ils sont associés.
Description : Il peut être tentant d’inclure des renseignements détaillés dans la description d’un composant STI, quand elles sont disponibles (par ex., le nombre et le type de contrôleurs inclus). Mais sachez que de tels renseignements détaillés augmenteront le niveau d’efforts requis pour entretenir l’architecture régionale des STI plus tard. En général, l’inventaire d’une architecture ne doit pas préciser les technologies ou les fabricants, puisque cette information est sujette à des changements aux fins de l’architecture régionale des STI. Limitez l’information à ce qui est requis par les intervenants pour reconnaître le composant et son rôle (c’est-à-dire à ce qu’il fait) dans l’architecture régionale des STI. Quand un composant général est utilisé pour représenter plusieurs systèmes, la description pourrait inclure une liste explicite de ces systèmes. L’information détaillée additionnelle compilée peut être archivée séparément aux fins d’une utilisation future.
Sous-systèmes ou terminateurs associés : Chaque composant de l’inventaire d’une architecture régionale des STI devrait correspondre à un ou plusieurs sous-systèmes ou terminateurs de l’architecture des STI pour le Canada. Cette association doit être créée parce qu’elle conduira à l’établissement des exigences fonctionnelles du composant STI, des flux architecturaux et du soutien aux normes STI lors des étapes subséquentes. Il peut arriver qu’un composant soit vraiment unique et qu’il ne corresponde à aucun sous-système ou aucun terminateur de l’architecture des STI pour le Canada. Dans ce cas, aucune association avec l’architecture des STI pour le Canada n’est créée. Il s’agit d’une approche parfaitement valide, mais cela ne signifie pas que la fonctionnalité, les flux architecturaux et les normes qui seront établis plus tard pour le composant ne trouveront pas un fondement dans l’architecture des STI pour le Canada.
Quoique les inventaires aient tendance à inclure la même information, on peut imaginer différentes façons de documenter cette information. Voici trois exemples qui illustrent des façons différentes de documenter les inventaires.
Un résumé d’inventaire peut être présenté sous la forme d’un tableau, comme le montre la partie de l’architecture des STI de la région de York à la Figure 6. Puisque le tableau est trié par nom d’intervenant, les intervenants peuvent trouver facilement les composants associés à leur organisme, leur compagnie ou leur groupe d’utilisateurs. Par exemple, un employée de Georgina pourrait constater rapidement que quatre composants de l’architecture des STI sont associés à son organisme.
La Figure 7 montre des renseignements plus détaillés sur un composant STI (« Systèmes de transport en commun du réseau GO ») de l’architecture des STI dans la région de York. Cette figure présente l’état du composant, une brève description du composant, qui est l’intervenant qui possède ou exploite le composant, ainsi qu’une liste des sous-systèmes et des terminateurs de l’architecture des STI pour le Canada auxquels le composant correspond.

L’association ou la correspondance entre les composants d’une architecture régionale des STI et l’architecture des STI pour le Canada est souvent décrite sous la forme étendue du « diagramme des sous-systèmes », comme l’illustre la Figure 8. Ce diagramme est aussi extrait de l’architecture des STI dans la région de York. Ici, le diagramme générique des sous-systèmes est étendu de manière à ce que chaque sous-système et chaque terminateur, même s’ils apparaissent normalement dans un diagramme de sous-systèmes, soient associés à des composants particuliers de l’inventaire des STI dans la région de York.
À l’étape précédente, un inventaire des composants STI existants et prévus dans la région a été dressé. Maintenant, les services STI qui devraient être fournis par ces composants pour répondre aux besoins régionaux sont établis. Il s’agit de la première étape vers l’établissement de ce que les composants STI devraient faire demain et qu’ils ne font pas aujourd’hui. Cette étape fournit à chaque organisme l’occasion d’examiner le système de transport de la région à partir du niveau le plus élevé et de confirmer que ses buts et souhaits sont compatibles avec le reste de la communauté du transport.
Avant d’établir l’ordre de priorité des services STI dans la région, il faut bien comprendre les problèmes liés au système de transport régional et les besoins des organisations qui exploitent le système de transport, de celles qui l’entretiennent et des utilisateurs. Dans de nombreux cas, les besoins régionaux sont déjà documentés dans des études ou des plans existants. Même si les besoins de la région ne sont pas documentés officiellement, les organisations qui exploitent le système de transport, celles qui l’entretiennent et les utilisateurs les connaissent généralement. On établit les besoins en recueillant des renseignements dans des documents existants et en obtenant les commentaires des intervenants.
Les plans de STI et les plans de transport traditionnels devraient être examinés pour obtenir des renseignements sur les besoins dans la région et les services. Généralement, les plans de transport à long terme abordent les tendances sociales et économiques, ainsi que la manière dont l’infrastructure doit être bâtie pour répondre aux besoins de la région. Beaucoup de ces politiques et de ces buts sont directement reliés aux besoins et aux services qui orientent une architecture régionale des STI. Par exemple, si de nouvelles installations importantes sont prévues dans la région, il est alors approprié de prévoir ajouter des services STI. Si une région fait des investissements considérables afin d’améliorer les services de transport en commun, ces services bonifiés devraient être reflétés dans l’architecture régionale des STI.
Les besoins recueillis à partir de l’examen de la documentation peuvent être passés en revue avec les intervenants clés de la région. Il vaut mieux commencer par une liste possible de besoins quand on cherche à obtenir les commentaires des intervenants. Si des besoins régionaux n’ont pas été documentés, une liste représentative de besoins potentiels peut être utilisée afin d’entamer les discussions. À partir des commentaires émis par les intervenants, on établit les besoins de la région avant d’établir les services. Idéalement, les besoins doivent être définis avant les services STI. Mais, dans certaines situations, un processus itératif est suivi. À mesure qu’ils comprennent mieux les besoins en discutant des services STI, les intervenants peuvent documenter leurs besoins avec plus de précision.
Il est courant de trouver des solutions de transport dans des listes de besoins de transport régional. Lors de l’établissement des besoins, il est important d’aider les intervenants à définir leurs besoins en fonction des problèmes qui doivent être résolus (par ex., améliorer la sécurité autour des principales infrastructures de transport) plutôt qu’en fonction de solutions particulières (par ex., installer un système de télévision en circuit fermé et exploiter un centre de surveillance 24 heures par jour, sept jours par semaine). Les solutions se dévoilent lors des étapes de l’élaboration de l’architecture et de l’analyse de l’ingénierie des systèmes des projets. À cette étape précoce de l’analyse, il est important de ne pas passer prématurément à une solution.
Les services STI sont les choses qui peuvent être faites pour améliorer l’efficacité, la sécurité et la commodité du système de transport régional grâce à de meilleures données, à des systèmes perfectionnés et à de nouvelles technologies. Les services STI sont établis par ordre de priorité dans la région à partir des besoins régionaux documentés.
La première tâche consiste à déterminer la liste initiale des services STI qui seront examinés et établis par ordre de priorité. Les services STI peuvent être décrits de diverses façons, mais la plupart des listes courantes des services STI sont des « services aux utilisateurs » et des « ensembles de solutions applicatives ».
Trente-sept services aux utilisateurs couvrant un vaste éventail de besoins de transport de surface ont été définis. Les services aux utilisateurs sont généralement un énoncé de services neutre aux niveaux de la technologie et de l’architecture. Ils établissent ce qu’un système de transport régional intelligent doit faire, mais ils n’indiquent pas comment les fonctions seront attribuées aux composants STI, ni comment ces composants communiqueront entre eux pour répondre aux besoins. En fait, les services aux utilisateurs sont tout le contraire des ensembles de solutions applicatives.
Des ensembles de solutions applicatives ont été utilisés comme listes initiales de services STI par de nombreuses architectures régionales des STI. Ces ensembles fournissent une perspective axée sur les services de l’architecture des STI pour le Canada qui établit les éléments de l’architecture qui sont requis pour mettre en place un service en particulier. Il existe des raisons impérieuses d’utiliser des ensembles de solutions applicatives afin de mettre en place des services :
Bien que les ensembles de solutions applicatives constituent un bon point de départ, il serait une erreur de limiter les choix de services STI à la liste d’ensembles de solutions applicatives prédéfinis, puisque certains services importants pour la région pourraient ne pas être définis dans les ensembles de solutions applicatives de l’architecture des STI pour le Canada. Des régions pourraient ajouter des services, comme la surveillance des inondations ou des véhicules surdimensionnés, pour permettre la coordination avec les services établis dans l’architecture des STI pour le Canada.
Peu importe qu’on utilise au départ une liste d’ensembles de solutions applicatives ou une autre liste de services STI, il faut s’assurer que les services:
Les commentaires des intervenants sur chacun de ces choix doivent être sollicités activement, de préférence dans un forum direct comme une séance de remue-méninges ou un atelier. Il faut garder à l’esprit que le but de cette tâche est d’établir les services STI importants. À cette étape du processus, on doit éviter de tourner en rond en se demandant comment ces services seront fournis de manière particulière.
Pour tirer avantage le plus possible du temps disponible des représentants des intervenants, organisez des groupes de discussion sur les services STI qui requièrent un ralliement. Les services STI qui peuvent être mis en place par un seul organisme nécessitent moins de discussions que les services STI qui exigent une intégration entre les divers composants STI des intervenants. Par exemple, la décision de déployer un service de régulation de la circulation urbaine est une décision prise par un organisme en particulier et pourrait ne pas être prioritaire dans un groupe de discussion. Par contre, la décision de déployer une signalisation prioritaire pour les transports collectifs requiert un consensus parmi les sociétés de transport en commun et doit obtenir l’accord de toutes les parties intéressées. Les choix de services d’un organisme en particulier peuvent être coordonnés en différé, si le temps manque.
Il est habituellement approprié d’axer les discussions sur les services qui concernent le secteur public. Les ensembles de solutions applicatives qui relèvent exclusivement du secteur privé, sans interfaces avec le secteur public (par ex., des ensembles de solutions applicatives pour la sécurité de certains véhicules autonomes) peuvent généralement être exclus.
Chaque service STI sélectionné pour la région doit être associé à un ou plusieurs composants de l’inventaire qui soutiennent ou soutiendront ce service. Chaque association doit être examinée et approuvée par les intervenants concernés par les composants STI régionaux. L’association entre les services STI et les intervenants sera le point de départ des concepts d’exploitation, qui seront définis à la prochaine tâche du processus.
Beaucoup de ressources portent sur les « besoins » sans le contexte des STI et de la planification du transport de surface. Les ensembles de solutions applicatives et les services aux utilisateurs sont documentés sur le site Web de l’architecture des STI pour le Canada (http://www.tc.gc.ca/innovation/sti/fra/architecture.htm), qui fournit une foule de renseignements qui peuvent soutenir la sélection des ensembles de solutions applicatives, y compris des tableaux qui relient les ensembles de solutions applicatives aux problèmes de transport et à leurs solutions, aux buts des STI et aux services aux utilisateurs. Chaque ensemble inclut un graphique, un ou plusieurs diagrammes de documents informatisés, une description, ainsi qu’une liste détaillée des sous-systèmes, des terminateurs, des ensembles de produits et des flux architecturaux.
Turbo Architecture soutient directement la sélection des ensembles de solutions applicatives et l’association des composants STI qui soutiennent ces ensembles. De nombreux exemples d’ensembles de solutions applicatives peuvent être créés lorsqu’un même ensemble de solutions applicatives est mis en place à plusieurs occasions dans la même région. Turbo Architecture utilise ces choix d’ensembles de solutions applicatives pour produire une architecture initiale à partir de la définition sous-jacente de chaque ensemble de solutions applicatives dans l’architecture des STI pour le Canada. Ce logiciel peut aussi créer ou exporter des renseignements sur le choix des ensembles de solutions applicatives, des renseignements compatibles avec les lignes directrices présentées plus bas.
L’extrant de cette étape du processus est une liste des besoins régionaux et des services qui seront mis en place dans la région.
Chaque besoin doit être documenté complètement et inclure la liste des organismes ou des secteurs touchés dans la région. Par exemple, l’énoncé « atténuer la congestion dans les zones d’activité, les échangeurs routiers et au centre-ville » est préférable au simple énoncé « atténuer la congestion ». Cet élément sera utile quand viendra le temps d’assigner des services STI aux composants de l’inventaire.
Plus de détails peuvent être ajoutés à la discrétion de la région (par exemple, « atténuer la congestion récurrente sur l’autoroute 401, entre le chemin Dixon et la rue Yonge, durant les heures de pointe du matin »). Mais rappelez-vous que cette information additionnelle sera sujette à changement et augmentera l’entretien de l’architecture régionale des STI. Ce niveau de détail n’est pas nécessaire à une architecture régionale des STI, lorsque les besoins et les services doivent seulement être isolés au niveau de l’organisme ou du composant STI. Ce niveau de détail serait nécessaire pour soutenir des définitions de projets plus détaillées.
Cette documentation établit chaque service STI qui est ou sera mis en place dans la région. Par exemple, si un ensemble de solutions applicatives est utilisé, l’extrant établit le nom de l’ensemble, son état dans la région (par ex., existant, prévu ou non prévu), une liste des composants régionaux qui le mettront en place et des notes particulières sur la personnalisation de l’ensemble de solutions applicatives ou des questions qui lui sont associées. Certaines régions ont ajouté une cote de priorité à leur ensemble de solutions applicatives qui reflète l’établissement des priorités des intervenants quant aux diverses possibilités de services.
Les figures 9 et 10 montrent des exemples de listes de besoins des utilisateurs et des fournisseurs (extraites du document intitulé British Columbia Provincial ITS Vision & Strategic Plan, 16 novembre 2001. En général, les besoins sont établis à un niveau élevé et approprié (par ex., « possibilité de réduire et de gérer la congestion »). Cet énoncé est neutre au niveau de l’architecture.
Un bon moyen d’établir le besoin sous-jacent lorsqu’un intervenant trouve une solution particulière est de lui demander plusieurs fois « pourquoi » afin de comprendre le besoin sous-jacent. Si vous établissez et documentez le besoin sous-jacent de transport, alors des solutions durables pourront être prises en considération lors des étapes subséquentes.
| Utilisateurs | Besoins associés aux STI |
|---|---|
| Automobilistes |
|
| Usagers du transport en commun |
|
| Autres |
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| Fournisseur | Besoins associés aux STI |
|---|---|
| Opérateurs de véhicules de transport en commun |
|
| Opérateurs de véhicules commerciaux et exploitants de parcs routiers |
|
| Exploitants de terminaux |
|
| Propriétaires ou exploitants de routes et d’autoroutes et autres autorités de transport |
|
Le plan de la Colombie-Britannique a également mentionné des initiatives pour répondre à ses besoins documentés, comme le montre la Figure 11 ci-dessous.
| Initiative | Brève description |
|---|---|
| Initiative 1 : Gestion régionale de la circulation | Le but de cette initiative est de déployer un programme intégré de gestion régionale des artères, des routes et des autoroutes dans le Lower Mainland et dans d’autres centres urbains importants, en mettant en oeuvre des stratégies régionales de gestion de la circulation de manière coordonnée et intégrée. |
| Initiative 2 : Applications régionales de la gestion de la demande en transport (GDT) | Le but de cette initiative est de mettre en place des services qui aideront à améliorer la gestion de la demande en transport (GDT) en milieu urbain. Puisque l’amélioration de la GDT est un but permanent du système de transport, beaucoup d’autres initiatives STI soutiennent indirectement des stratégies de GDT, comme la gestion de la circulation grâce à la régulation d’accès autoroutiers, à l’amélioration du transport en commun, etc. |
| Initiative 3 : Gestion du transport terrestre aux terminaux | Le but de cette initiative est de gérer la circulation (véhicules et piétons) aux principaux terminaux, comme les aéroports, les ports, les gares ferroviaires et les gares maritimes. En ce sens, la gestion du transport couvrira les véhicules entrants et sortants, des haltes routières, la gestion de la circulation sur place, la gestion du stationnement, la gestion des piétons, l’intégration des modes de paiement des services et l’intégration du transport terrestre avec les systèmes d’information des terminaux. |
| Initiative 4 : Gestion de la circulation dans les petites localités et dans les zones urbaines | Le but de cette initiative est de gérer la circulation (véhicules de tourisme, véhicules commerciaux et piétons) dans le contexte particulier des petites localités isolées qui ne forment pas une grande région métropolitaine. |
| Initiative 5 : Gestion des incidents routiers en milieu rural | Un trait caractéristique des systèmes routiers en milieu rural est qu’ils ont peu de voyageurs par kilomètre, de longues distances, des conditions routières et météorologiques défavorables, peu d’aides à la navigation et de vastes zones géographiques qui ne permettent pas la détection rapide des incidents et les interventions d’urgence. De plus, les routes rurales ont des taux de mortalité extrêmement élevés. Environ 60 % des décès sur la route et 55 % des décès dans les zones d’activité surviennent en milieu rural. |
| Initiative 6 : Renseignements régionaux aux voyageurs | Le but de cette initiative est de recueillir, de traiter et d’intégrer des renseignements régionaux aux voyageurs provenant de divers organismes et de les diffuser au public en temps réel. Cette information portera sur les conditions, les horaires, les retards, etc. pour tous les modes de transport (routes, transport en commun, par avion, par train, par traversier, aux passages frontaliers, etc.). Les données seront diffusées sur Internet, dans divers médias, dans des radios qui diffusent des renseignements sur l’état des routes, sur des panneaux électroniques et dans des kiosques d’information. |
| Initiative 7 : Renseignements aux voyageurs en milieu rural | Le but de cette initiative est de recueillir, de traiter et de diffuser des renseignements aux voyageurs en milieu rural dans toute la Colombie-Britannique. Cette information diffusée de diverses façons incluront tous les modes de transport et se concentreront sur les éléments suivants : sécurité routière; services aux voyageurs; accidents et catastrophes; guidage de parcours; détournements et détours; zones d’activité et chantiers de construction; conditions météorologiques et routières; biens et services dans les communautés rurales. |
| Initiative 8 : Transport urbain | Le but de cette initiative est de déployer des systèmes qui améliorent la planification, l’établissement des horaires, l’exploitation, l’entretien et la sécurité des systèmes de transport en commun. Les fonctions pourraient inclure la gestion du parc de véhicules, y compris l’intégration des communications avec les véhicules, la surveillance des véhicules, leurs emplacements et les horaires, le comptage automatique des passagers, la répartition en temps réel, et la surveillance de la sécurité à bord des véhicules. Ces fonctions peuvent être intégrées à d’autres initiatives relatives aux systèmes de paiement électronique, à l’information sur le transport en commun et aux priorités du transport en commun. |
| Initiative 9 : Information sur les systèmes de transport en commun | Le but de cette initiative est de déployer, de recueillir, de gérer et de diffuser des renseignements sur le transport en commun à l’aide de divers moyens. Les applications peuvent inclure des systèmes de planification des itinéraires, qui permettent aux passagers de planifier des voyages, du point de départ au point d’arrivée, en utilisant un ou plusieurs services de transport en commun et des renseignements sur les itinéraires, les horaires et les correspondances intermodales. Les applications peuvent aussi inclure des systèmes d’information en temps réel qui fournissent aux usagers des renseignements mis à jour sur les heures d’arrivée, les retards, les interruptions de service et les détournements au moyen de systèmes d’affichage dans les véhicules, en bordure des voies de circulation ou dans les terminaux, ou encore au moyen de systèmes de messages téléphoniques automatisés, de la câblodistribution ou de sites Web. |
| Initiative 10 : Perception électronique de péage | Le but de cette initiative est de s’assurer que la province est prête à incorporer les stratégies de perception électronique de péage (PEP), si une décision est prise d’installer un péage à une nouvelle installation ou à une installation existante. Les applications de PEP peuvent inclure une approche selon laquelle deux voies de PEP sont adjacentes ou près d’un poste de péage qui accepte également de l’argent comptant, ainsi que des systèmes complets de PEP qui ne sont pas liés à un poste de péage. |
| Initiative 11 : Carte à puce à applications multiples | Le but de cette initiative est de déployer une carte à puce à applications multiples pour le paiement et d’autres fonctions. Les fonctions de paiement pourraient inclure le paiement des droits de passage du transport collectif, du péage, du stationnement et des services « pages jaunes » tarifés de renseignements aux voyageurs. Parmi les autres fonctions, soulignons l’accès à certains services gouvernementaux, l’accès à des services personnalisés de renseignements aux voyageurs, des fonctions d’identification à l’appui d’autres services STI et le transfert électronique des prestations. Ce déploiement pourrait être combiné à des applications du secteur privé (par ex., achats au détail, identification, etc.). |
| Initiative 12 : Collecte, diffusion et partage d’information sur la conformité et la sécurité des véhicules commerciaux | Le but de cette initiative est d’élaborer un programme visant à faciliter la collecte en temps réel, la diffusion et le partage d’information sur la conformité et la sécurité des véhicules commerciaux aux niveaux provincial, national et international. Ces efforts seront axés sur l’information relative à la sécurité et à la conformité des véhicules, des conducteurs et des cargaisons dangereuses. Cela permettra d’améliorer la saisie des données relatives à l’inspection des véhicules aux postes de pesée routière ou des installations d’inspection, ainsi que d’automatiser les titres de compétence ou les autorisations des transporteurs. |
| Initiative 13 : Filtrage électronique routier | Le but de cette initiative est de déployer une technologie de filtrage électronique routier à des endroits stratégiques dans la province (par ex., volume élevé de circulation, points d’entrée, etc.). Des dispositifs d’identification automatisée des véhicules (AVI), combinés au pesage dynamique des poids lourds (WIM), faciliteront l’atteinte des niveaux de conformité grâce à la capacité de cibler les efforts d’application de la loi dans le cas des véhicules à risques élevés et d’accroître la productivité globale aux postes de pesée routière. On s’attend à ce que les coûts d’exploitation des transporteurs diminuent en raison de la réduction des retards. |
| Initiative 14 : Amélioration du dédouanement aux frontières pour les cargaisons et les véhicules | Le but de cette initiative est d’élargir le projet International Mobility and Trade Corridor (IMTC) visant à incorporer un système de traçage et de précontrôle des conducteurs, des cargaisons et des véhicules pour le dédouanement aux points de passage terrestre entre la Colombie-Britannique et l’État de Washington. Il s’agit d’une application d’un système de précontrôle électronique et de dédouanement ayant pour but d’accroître l’efficacité du transport à des postes frontaliers internationaux, ce qui permet une interface avec des fonctions douanières. |
| Initiative 15 : Gestion du transport intermodal des marchandises | Le but de cette initiative est de déployer une capacité de suivre à la trace et de surveiller des cargaisons de fret intermodal partout dans le système de transport. Des renseignements seront transmis aux clients, aux gestionnaires de parcs de véhicules et aux fournisseurs de services logistiques afin d’améliorer la livraison des cargaisons. Le système permettra de surveiller les conteneurs et leurs marchandises durant toute la période de leur cueillette, de leur transport et de leur livraison. |
| Initiative 16 : Gestion des urgences régionales | Le but de cette initiative est de déployer et d’intégrer des services régionaux de gestion des urgences afin d’améliorer la détection des urgences et des catastrophes (tremblements de terre, inondations, déversements de matières dangereuses, etc.), ainsi que la coordination et la répartition des interventions requises. |
| Initiative 17 : Intervention en cas d’incident mettant en cause des marchandises dangereuses | Le but de cette initiative est de déployer un programme visant à surveiller la circulation des marchandises dangereuses dans l’ensemble du réseau de transport régional (routier, ferroviaire et maritime) et à intervenir lors des incidents. |
| Initiative 18 : Entreposage de données | Le but de cette initiative est d’élaborer un programme de gestion des données régionales visant à soutenir la cueillette, le traitement, l’entreposage et l’extraction des données, de même que l’accès à ces données. L’initiative établira également une base centrale de données provinciales sur les accidents provenant des services policiers, des autorités routières et des organismes municipaux. Cette initiative inclura l’élaboration de normes et d’interfaces qui seront disponibles à de nombreux organismes et aux divers paliers de gouvernement. |
| Initiative 19 : Plan de télécommunications | L’infrastructure de communication est l’épine dorsale de tout réseau régional des STI. La majorité des autres initiatives ont des exigences en matière de communication, y compris la communication « centre à centre » (c.-à-d. entre les centres de gestion du trafic) et la communication entre les centres de gestion du trafic et les dispositifs sur le terrain. Cette initiative devrait permettre d’élaborer un plan global des communications STI. |
| Initiative 20 : Architectures régionales des STI | L’architecture des STI pour le Canada définit à la fois la fonctionnalité (processus et flux de données) et les entités physiques (ensembles de produits et sous-systèmes) requises pour soutenir un déploiement de STI à un niveau élevé et de manière générique. Le but de cette initiative est de définir les mêmes composants (fonctionnels et physiques) au niveau régional pour les initiatives assignées à chaque région. |
| Initiative 21 : Étude de marché sur les STI | Cette initiative impliquerait l’élaboration d’une étude de marché sur les STI régionaux visant à examiner les possibilités de partenariats avec des sociétés du secteur privé et d’autres organismes concernés par le partage d’information, de ressources ou d’infrastructures de communication découlant de divers déploiements de STI dans la région. Le but de l’initiative est de déterminer les possibilités de partager les coûts de conception, de construction, d’exploitation et d’entretien de toutes les composantes du réseau. |
| Initiative 22 : Diffusion à l’interne et è l’externe | Cette initiative inclut l’élaboration d’un programme d’intégration des STI visant à fournir une sensibilisation à l’égard des applications STI et une diffusion, à l’interne et à l’externe. Afin d’obtenir le financement futur et le soutien gouvernemental, il est essentiel d’obtenir le soutien du public aux STI en tant que solutions à l’augmentation de la demande de trafic. Il est aussi important de sensibiliser les planificateurs, les responsables de la mise en oeuvre et les décideurs à l’égard des avantages des STI, en particulier pour assurer la mise en oeuvre des STI la plus efficace et la plus efficiente possible. |
| Initiative 23 : Centre de gestion intégrée de la circulation | Présentement, des organismes régionaux exploitent et entretiennent des centres de gestion du trafic (CGT) ou des centres des opérations, y compris des CGT du ministère des Transports pour certains tronçons d’autoroutes, TransLink, des services d’aérotrains et d’autobus, le centre de gestion du trafic de la ville de Vancouver qui coordonne l’intégration de la signalisation. |
L’inventaire nomme les intervenants associés à chaque composant STI dans la région. À l’étape de l’élaboration du concept d’exploitation, les rôles et les responsabilités actuelles et futures de chaque intervenant dans l’exploitation des services régionaux sont définis plus en détail. Le concept d’exploitation documente ces rôles et ces responsabilités pour des domaines de services de transport relatifs aux besoins de la région et pour des scénarios d’exploitation facultatifs. Ce concept fournit un « résumé » de la manière dont les intervenants de la région travaillent ensemble pour fournir des services STI.
C’est l’étape du processus où les possibilités d’intégration dans la région sont d’abord documentées, alors que l’accent est mis sur la participation des intervenants. L’objectif n’est pas de définir officiellement chaque composant STI ou les exigences particulières relatives à l’intégration. Cela sera fait plus tard. À cette étape, l’objectif est d’établir les rôles organisationnels actuels et futurs dans le système de transport régional. Comme c’est le cas des autres produits de l’architecture régionale des STI, la manière dont l’information sur le concept d’exploitation est recueillie et exprimée variera d’une région à l’autre.
Le niveau de détail inclus dans le concept d’exploitation variera également d’une région à l’autre. Certains concepts d’exploitation mettent l’accent sur une définition du rôle général de chaque intervenant dans la prestation de services de transport dans la région. Des concepts d’exploitation plus détaillés pourraient inclure une description exhaustive de la manière dont les intervenants interagiront pour fournir des services particuliers de transport dans des situations également particulières. L’examen des intervenants et l’itération sont une composante importante du processus à mesure que les concepts initiaux sont élargis et se précisent.
Le facteur peut-être le plus crucial dans le succès du processus d’élaboration du concept d’exploitation est la participation des intervenants. L’objectif ultime n’est pas de créer un tableau des rôles et des responsabilités, mais plutôt de permettre aux intervenants de faire des suggestions et d’adhérer aux décisions prises de manière à s’approprier le concept d’exploitation. Aux étapes subséquentes, ces rôles et ces responsabilités constitueront le fondement des ententes interorganismes.
Une des principales difficultés dans le processus d’élaboration du concept d’exploitation pour une architecture régionale des STI est la grande diversité des organisations et des systèmes en cause. Il serait presque impossible d’élaborer un seul concept d’exploitation contigu pouvant couvrir « une journée dans la vie » d’un système de transport régional de surface. Une façon de pallier cette difficulté est de définir plusieurs zones de rôles et de responsabilités, chacune couvrant un aspect particulier du système de transport. Par exemple, divers concepts d’exploitation pourraient être élaborés, chacun portant sur un service STI en particulier.
Il est fort possible que vous souhaitiez donner à votre concept d’exploitation la même structure que vous avez utilisée pour établir les besoins et les services dans votre région. Par exemple, si des ensembles de solutions applicatives sont utilisées pour établir les besoins et les services requis par ordre de priorité, alors des concepts d’exploitation devraient être élaborés pour les ensembles de solutions applicatives considérées comme importantes dans la région. Un concept d’exploitation concis pourrait être élaboré pour chaque ensemble de solutions applicatives sélectionné. En pareil cas, vous devriez mettre l’accent sur les ensembles de solutions applicatives qui requièrent une coordination entre les organisations. Par exemple, la gestion des incidents et la régulation du trafic régional nécessitent toutes deux une vaste coordination interorganismes. Elles pourraient être davantage mises en lumière dans votre concept d’exploitation qu’un ensemble de solutions applicatives comme la surveillance du réseau, puisque cet ensemble a peu d’interfaces interorganisationnelles en comparaison.
Une source courante de frustration lors des discussions entourant les rôles et les responsabilités avec les intervenants, à ce stade précoce, tient au fait que les discussions peuvent être trop conceptuelles pour mobiliser véritablement beaucoup de gens. Pour intéresser davantage les intervenants à participer au processus, orientez les discussions en utilisant des situations opérationnelles concrètes ou des scénarios concrets. Par exemple, une grosse tempête d’hiver ou un déversement de matières dangereuses peut fournir un contexte vivant à une discussion sur les rôles et les responsabilités des intervenants dans la région. Créez un ou des scénarios qui intéressent vivement les intervenants dans la région, puis utilisez-les pour stimuler la discussion et rendre la documentation sur le concept d’exploitation plus accessible.
Une façon d’utiliser une approche axée sur des scénarios consiste à organiser une réunion au cours de laquelle un animateur présente aux intervenants clés les événements d’un scénario préparé. À chaque étape du scénario, l’animateur travaille avec le groupe afin de déterminer :
L’animateur de la réunion doit s’attendre à ce que plus de « possibilités » soient soulevées plutôt que d’être abordées en profondeur dans le temps qui lui sera imparti. Une approche courante consiste à énumérer toutes les idées et à en choisir quelques-unes pour étoffer un concept d’exploitation. Pour reprendre l’exemple cité plus haut, l’animateur pourrait faire un suivi et déterminer qui mettrait en place et exploiterait le système d’information sur les fermetures de routes, qui seraient les clients et qui diffuserait l’information.
Un forum comme celui-ci est une bonne occasion de vérifier si les intervenants sont coopératifs et prêts à faire face aux changements qui surviendraient, si les concepts d’exploitation étaient mis en oeuvre. Un certain nombre de problèmes, la plupart non techniques, surgiront durant le processus d’élaboration d’un concept d’exploitation. Autant que possible, ces problèmes devraient être documentés et résolus. Il existe de nombreuses stratégies efficaces de résolution de problèmes, dont le choix d’un animateur qui n’a pas un intérêt direct dans le ou les problèmes et qui peut aider vraiment les intervenants à trouver une solution gagnant-gagnant.
Il y a des rôles et des responsabilités associés au fait que les objectifs de sécurité doivent être atteints. Ces rôles et ces responsabilités peuvent aussi être établis en tant que composantes du concept d’exploitation qui exercent une influence sur les organisations de la région ayant un intérêt particulier et un savoir-faire en matière de sécurité de l’information.
L’architecture des STI pour le Canada contient des ensembles de solutions applicatives qui peuvent être utilisées comme fondement de l’élaboration d’un concept d’exploitation. L’information de base sur les ensembles de solutions applicatives sont accessibles en format hypertexte sur le site Web de l’architecture des STI pour le Canada.
Le logiciel Turbo Architecture a un onglet (Ops Concept) qui aide l’utilisateur à élaborer un concept d’exploitation à partir d’ensembles de solutions applicatives et de l’assignation de composants STI à ces ensembles. Turbo Architecture aidera l’analyste à établir les zones de rôles et de responsabilités, à choisir les intervenants qui assument des rôles et des responsabilités dans chaque zone et à établir les rôles et les responsabilités de chaque intervenant sélectionné.
Le concept d’exploitation pour une architecture régionale des STI établit les rôles et les responsabilités opérationnels.
Il est habituellement préférable de maintenir un concept d’exploitation à un niveau assez élevé, en assignant des responsabilités et des rôles généraux à des organisations plutôt qu’à des services ou des individus. Si le concept d’exploitation est trop détaillé, il peut entraver le travail, puisque des données plus détaillées seront sujettes à des changements à ce stade précoce. Les concepts les plus détaillés devraient être différés jusqu’à la phase de mise en oeuvre d’un projet en particulier.
Une façon efficace d’organiser les rôles et les responsabilités opérationnels est d’utiliser les services STI, soit les services aux utilisateurs, soit les ensembles de solutions applicatives, pour structurer l’extrant. Pour chaque service STI, le concept d’exploitation présente un aperçu général de la manière dont le service sera fourni dans la région et des rôles et des responsabilités de chaque intervenant dans la prestation de ce service. En outre, les principaux domaines de coordination entre les intervenants peuvent être documentés. Cet aperçu est fort utile parce qu’il soutiendra les définitions des interfaces et les ententes institutionnelles qui seront conclues aux étapes subséquentes.
Quand vient le temps de documenter les rôles et les responsabilités de chaque service STI, il importe de garder à l’esprit que tout service STI peut être mis en place de différentes façons. Par exemple, un système de signalisation assurant la priorité des véhicules d’urgence peut être mis en place au moins de deux manières :
Quoique la première solution ait cours depuis plus longtemps, la seconde pourrait être intéressante pour les régions qui ont déjà mis en place des dispositifs d’identification automatisée des véhicules (AVI) dans leurs véhicules d’urgence et un système de signalisation à boucle fermée. Le concept d’exploitation devrait explorer d’autres solutions de rechange, comme dans cet exemple, et documenter les choix pour la région. Par exemple, un concept d’exploitation pour un système de signalisation assurant la priorité des véhicules d’urgence pourrait choisir la première solution, puis établir les rôles et les responsabilités des organismes de sécurité publique et de gestion de la circulation concernés. Lorsque le choix d’un organisme ne peut pas être fait, d’autres concepts de remplacement peuvent être retenus aux fins d’une analyse future.
Ce volet du concept d’exploitation inclut l’établissement clair des responsabilités de chaque intervenant dans la région à l’égard de sa mise en oeuvre et de son entretien.
Des renseignements plus détaillés peuvent être fournis lorsque les composants STI sont partagés et que les axes de responsabilité sont plus compliqués. Par exemple, les rôles et les responsabilités pourraient être documentés dans une matrice d’affectation des responsabilités montrant des ressources partagées sur un axe et les intervenants sur l’autre axe. Chaque cellule indiquerait la responsabilité de chaque intervenant à l’égard de cette ressource partagée.
Les concepts d’exploitation peuvent être documentés sous différents formats, comme des descriptions textuelles, des tableaux et des graphiques. Chaque région aurait avantage à examiner ces exemples et à établir une approche susceptible de répondre le mieux à ses besoins.
Une liste partielle des rôles et des responsabilités des intervenants dans l’Architecture des flux d’information frontaliers (AFIF) est illustrée au Tableau 3. Cette liste documente les rôles et les responsabilités associés à l’ensemble de solutions applicatives « Paiement électronique ».
Les rôles et les responsabilités des intervenants dans l’AFIF ont été élaborés à l’aide de Turbo Architecture. La Figure 12 montre l’onglet « Ops Concept » du logiciel, où les zones de rôles et des responsabilités sont étendues. Un intervenant, l’Agence des services frontaliers du Canada, a été sélectionné dans une zone de rôles et de responsabilités (Systèmes d’inspection aux frontières). Comme l’indique le côté droit de la figure, l’analyste a rédigé sept énoncés de rôles et de responsabilités pour l’ASFC dans cette zone de rôles et de responsabilités.
| Service de transport | Intervenant | Intervenant |
|---|---|---|
| Gestion des incidents | Exploitants de ponts ou de tunnels |
|
| Institutions financières |
|
|
| Autorités responsables du péage |
|
À cette étape, les tâches ou les activités (« les fonctions ») accomplies par chaque composant STI dans la région sont définies, documentant ainsi la partie du travail exécuté par chaque composant pour fournir un ou des services STI. Rappelez-vous que les composants STI peuvent être associés à un ou plusieurs sous-systèmes ou terminateurs de l’architecture des STI pour le Canada. Les exigences fonctionnelles sont associées aux composants STI, eux-mêmes associés à un ou plusieurs sous-systèmes. Les terminateurs n’ont pas d’exigences fonctionnelles dans une architecture régionale des STI. Quand nous faisons référence aux composants STI dans la présente section, nous faisons explicitement référence aux composants STI associés à un ou plusieurs sous-systèmes de l’architecture des STI pour le Canada.
Ne supposez pas que la recommandation nationale relative aux « exigences fonctionnelles des systèmes » est un mandat implicite d’utiliser des méthodes d’analyse structurées afin d’élaborer chaque composant STI dans la région. Les exigences fonctionnelles sont des descriptions de haut niveau de ce que les composants STI feront, et non des critères de conception détaillés. Une région peut décider d’élaborer ses propres composants STI en utilisant une analyse orientée objet, une analyse fonctionnelle ou une autre méthodologie. Le véritable objectif d’une architecture régionale des STI est de définir clairement des interfaces et les responsabilités qui leur sont associées, puis de rendre les détails sur la mise en oeuvre (et la méthodologie) utilisés par tout composant STI particulier le plus transparent possible.
Avant de rédiger la première exigence fonctionnelle, déterminez le niveau de détail approprié des exigences fonctionnelles. Le niveau de détail est établi pour chaque architecture régionale des STI à partir des besoins de la région. À vous de choisir!
Bien que certaines régions aient des objectifs uniques qui exigent des spécifications plus détaillées, des spécifications très détaillées sur les exigences fonctionnelles dans une architecture régionale des STI peuvent être contreproductives, car elles augmenteront le travail d’élaboration et d’entretien de l’architecture régionale des STI. En fait, elles ne sont pas vraiment requises jusqu’au moment de définir les projets. À moins que votre région ait des caractéristiques particulières, maintenez les spécifications relatives aux exigences fonctionnelles à un niveau élevé dans l’architecture régionale des STI et laissez les spécialistes de ce champ d’applications particulier élaborer des spécifications plus détaillées, quand le temps viendra de concevoir et de mettre en oeuvre des projets.
En général, les exigences fonctionnelles devraient être faciles à rédiger parce qu’elles devraient découler directement des décisions prises au sujet des services STI, du concept d’exploitation et des choix d’interfaces faits aux autres étapes du processus. Si de nombreuses décisions arbitraires sont nécessaires pour parfaire les exigences fonctionnelles, cela pourrait vouloir dire que les exigences sont trop détaillées.
Pour commencer au bon niveau de détail, pensez d’abord à la motivation requise pour rédiger les exigences fonctionnelles. Vous tentez de préciser les choses qu’un composant STI doit faire pour « réaliser sa part de l’accord » dans une architecture régionale des STI. Même si elle est de niveau élevé, la spécification doit être achevée, c’est-à-dire qu’elle doit énumérer tout ce que le composant STI doit faire. Cependant, elle ne devrait pas énumérer les choses que le composant STI n’est pas tenu de faire.
Prenons un exemple : des intervenants ont décidé que le centre de gestion du trafic du ministère provincial des Transports rendrait disponibles les images des caméras de télévision en circuit fermé à divers utilisateurs professionnels dans la région. Une spécification de niveau extrêmement élevé pour ce centre de gestion du trafic pourrait stipuler que le centre « gère la circulation ». De toute évidence, cette exigence fonctionnelle est trop vague, parce qu’elle ne dit pas que le ministère provincial des Transports doit partager les images des caméras de télévision en circuit fermé et parce qu’il pourrait être implicite que le ministère doive exécuter des fonctions de gestion de la circulation qui n’ont jamais été voulues. Par ailleurs, une spécification pourrait aller trop loin en établissant des exigences relatives au rendement du composant STI ou à une technologie particulière. Les exigences fonctionnelles doivent seulement préciser CE que le composant STI doit faire. Elles ne doivent pas préciser le niveau de rendement requis du composant STI ou la manière dont il fera ce qu’il doit faire. Un ensemble approprié d’exigences fonctionnelles dans cet exemple pourrait être le suivant :
Un autre aspect à prendre en considération est l’étendue ou la visibilité des exigences fonctionnelles. Envisagez la possibilité de limiter les exigences aux fonctions qui auront des répercussions régionales. Pour revenir à l’exemple mentionné plus haut, le ministère provincial des Transports pourrait vouloir conserver des images des caméras durant une période limitée à ses propres fins internes, puis les rendre disponibles. Cette fonctionnalité n’a pas à être précisée dans l’architecture régionale des STI parce qu’elle n’a pas de répercussions au-delà du ministère provincial des Transports. Si le ministère ne met pas en oeuvre cette fonction, il n’y aura pas d’effets négatifs sur l’intégration des STI dans la région. Si vous suivez cette ligne directrice, la plupart des fonctions qui seront précisées mettront l’accent sur le soutien aux interfaces entre les composants STI.
De manière empirique, les exigences fonctionnelles d’un composant STI et la définition de l’interface devrait être établie au même niveau de détail. Par exemple, un composant STI qui produit et reçoit dix flux d’information différents pourrait inclure le même nombre d’exigences fonctionnelles qui décrivent les fonctions de haut niveau qui sont exécutées pour échanger cette information. Comme nous le verrons à la section 5, les flux architecturaux définis par l’architecture des STI pour le Canada représentent le niveau de détail typique utilisé dans les définitions de l’interface d’une architecture régionale des STI. Par exemple, les « renseignements sur les incidents » sont un flux architectural utilisé dans la plupart des architectures régionales des STI. Puisque le flux architectural établit les renseignements sur les incidents en général, les exigences fonctionnelles devraient être établies au même niveau de détail et, de manière générale, préciser la responsabilité de chaque composant STI dans le partage des renseignements sur les incidents. Les exigences n’ont pas à préciser des fonctions plus détaillées (par ex., qui notera la date et l’heure d’un incident ou comment la mesure de la gravité d’un incident sera assignée et modifiée) qui se rapportent à des composants plus détaillés d’un flux d’information particulier. Pour améliorer la cohérence dans le niveau de détail entre les exigences fonctionnelles et la définition de l’interface, le concepteur de l’architecture pourrait recourir à l’itération des deux étapes du processus. Cette itération est une composante normale du processus.
Les exigences fonctionnelles n’ont pas à être rédigées pour chaque composant inclus dans l’inventaire. Comme nous l’avons vu à la section 4.1, un inventaire inclut normalement des composants à la périphérie des STI qui ne fournissent pas directement des services de transport, mais qui échangent des renseignements avec les composants STI. L’exemple classique d’un composant inclus dans un inventaire qui est à la périphérie des STI est une institution financière qui fait interface avec des composants STI qui soutiennent des transactions financières. En général, une architecture régionale des STI devrait inclure des fonctions pour des composants STI et ne devrait pas inclure des fonctions pour les composants de l’inventaire à la périphérie des STI.
Une limite architecturale doit être établie afin de déterminer là où des exigences fonctionnelles sont requises. Il existe diverses façons d’établir cette limite.
En conjugaison avec la définition des exigences fonctionnelles, les exigences relatives à la sécurité peuvent aussi être définies pour établir les contraintes et les fonctions qui protégeront la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité des systèmes interreliés et des données qui circulent entre eux. Les exigences initiales relatives à la sécurité seront itérées et précisées aux étapes subséquentes, à mesure que l’architecture régionale des STI sera définie et mise en oeuvre de manière progressive, projet par projet. En général, les exigences relatives à la sécurité incluses dans l’architecture régionale des STI sont axées sur les exigences associées à l’intégration des systèmes et au partage des données entre ces systèmes. Chaque système aura la responsabilité de protéger les systèmes et les données contenues dans leur domaine. Ces exigences relatives aux systèmes internes ne sont normalement pas le centre d’intérêt de l’architecture régionale des STI.
L’architecture des STI pour le Canada constitue une bonne source pour les exigences fonctionnelles qui pourraient être utilisées de manière sélective dans une architecture régionale des STI. L’architecture physique inclut des descriptions générales des sous-systèmes qui fournissent un aperçu global de ce que les composants STI font. Au niveau de détail suivant, les ensembles de produits incluent des descriptions plus précises de la fonctionnalité requise pour chaque service soutenu par un sous-système. Chaque ensemble de produits contient également un ensemble d’exigences fonctionnelles qui peuvent être adoptées telles quelles ou modifiées pour répondre aux besoins particuliers de la région. Tous les niveaux de descriptions sont liés à l’architecture d’un hypertexte sur le site Web et le cédérom, ce qui permet une navigation facile entre les niveaux de détail. L’architecture des STI pour le Canada est disponible à l’adresse http://www.tc.gc.ca/innovation/sti/fra/architecture.htm.
Turbo Architecture soutient directement la spécification des exigences fonctionnelles à partir de la sélection des ensembles de solutions applicatives et de l’allocation des composants STI à ces ensembles. Turbo Architecture aidera l’analyste à sélectionner les « secteurs fonctionnels » de chaque composant STI qui ont un écho direct dans les ensembles de produits de l’architecture des STI pour le Canada. Pour chaque secteur fonctionnel sélectionné, des exigences fonctionnelles sont présentées et peuvent être sélectionnées ou modifiées en fonction des besoins réels des intervenants.
Les exigences fonctionnelles textuelles de niveau élevé peuvent être préparées afin de décrire CE que chaque composant STI fait pour soutenir les services STI qui ont été sélectionnés dans la région. Les exigences fonctionnelles sont des énoncés qui définissent chaque fonction importante exécutée par un composant STI, en mettant l’accent sur les fonctions qui ont des répercussions régionales.
Cette section présente un exemple d’exigences fonctionnelles à partir de l’utilisation de Turbo Architecture.
La Figure 13 montre l’onglet « Requirements » dans Turbo Architecture à l’aide de l’Architecture des flux d’information frontaliers (AFIF). Ici, les secteurs fonctionnels ont été automatiquement sélectionnés à partir des ensembles de solutions applicatives, et des composants STI ont été sélectionnés pour certains de ces secteurs fonctionnels. Dans cet exemple, le secteur fonctionnel de la surveillance de la circulation a comme composant STI sélectionné le Canadian Municipal Traffic Operations Centre. En mettant en surbrillance le composant et en choisissant le bouton « Requirements », on obtient l’écran illustré à la Figure 14, où l’analyste peut sélectionner le menu des exigences fonctionnelles connexes. Dans cet exemple, l’analyste a choisi sept des huit exigences fonctionnelles possibles.
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